Témoignage : La beauté de l’expérience afrovnézuélienne
Les Afro-Péruviens les plus affectés par le tremblement de terre au Pérou
Le Groupe International pour les Droits des Minorités ( Grupo Internacional para los Derechos de las Minorías , MRG) a exprimé mercredi (22 août) sa profonde préoccupation du fait que une semaine après le tremblement de terre au Pérou, l’aide humanitaire sous formes d’aliments, d’eau et de médicaments ne soit pas encore parvenue à la communauté Afro-descendante qui a été la plus affectée.
“Les gens ont perdu leur maisons et vivent dans les rues. Ils sont affamés car ils n’ont pas de nourriture, et la chose la plus grave est que le gouvernement ne fait rien pour les aider”, indique Jorge Ramirez Reyner de ASONEDH, organisation alliée au MRG au Pérou, et qui travaille pour protéger les droits humains des Afro-descendants. Mercredi 15 de Août dernier, un tremblement d’une magnitude de 8.0 a secoué la côte du Pérou tuant plus de 500 et blessant plus de 1000 autres. Quelques 34000 foyers ont été détruits et des dizaines de milliers de personnes sont sans toit. “Quand un désastre comme celui-ci survient, normalement, ce sont les minorités minoritaires, comme les Afro-Péruviens qui souffrent le plus. Cependant, ce sont également eux qu’on ignore souvent dans la répartition de l’aide,” dit Clive Baldwin le Chargé de l’Action Politique du MRG. Selon les agences d’aide humanitaire et les ONG locales, toute l’aide est canalisée par le biais du gouvernement, et certains groupes Afro-Péruviens accusent le gouvernement de les exclure du processus. “Le MRG exige que le gouvernement crée un bureau du processus de répartition de l’aide humanitaire pour que les Afro-descendants puissent accéder à la part qui lui revient” ajoute Baldwin. Selon ASONEDH, la majorité des personnes touchées dans la zone où s’est produit le tremblement de terre est afrodescendante. Historiquement les Afro-Péruviens ont souffert une profonde discrimination et des préjugés. Reyner appelle le gouvernement à repartir plus d’aide à ces communautés affectées de façon disproportionnée.. La majorité de l’aide arrive seulement dans les centres urbains et le fait que le tremblement de terre a gravement endommagé les routes signifie que l‘aide n’arrive pas dans les zones rurales, comme Alto Laran, Pueblo Nuevo, Guayabo, San Jose, et El Carmen, des régions ou l’on trouve la plus grande partie des communautés Afro-descendantes,” indique Reyner. “Quelques jours après le tremblement de terre, les médias Péruviens ont dépeint les noirs comme des voleurs et des pillards, sans reconnaître leur souffrance, alors que ce sont eux qui ont le plus perdu,” ajoute Reyner. Notes aux Éditeurs Le Groupe International pour les Droits des Minorités est une ONG internationale qui travaille pour assurer les droits des groupes ethniques, des minorités linguistiques et les indigènes au niveau mondial. Pour des informations supplémentaires, veuillez contacter Emma Eastwood , +44 (0) 7207 422 4205 ou Jorge Ramírez Reyner + 51 1 431 1183 (bureau) ou asonedh@infonegocio.net.pe Traduit de l'Espagnol par Guy everard Mbarga |
Venezuela : Installation d’un Sous Comité des Statistiques pour la popu lation afrodescendante
Premier Forum Afromexicain: les afromexicains veulent être reconnus
Plus de 100 représentants d’organisations originaires de Veracruz, Guerrero et Oaxaca ont exigé au gouvernement fédéral la reconnaissance des droits des peuples noirs du Mexique vivant à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, et que cela s’exprime par une modification ''de la législation secondaire qui permet notre droit à la visibilité''.
Réunis dans la communauté de José María Morelos de cette municipalité de la région de la Costa Chica d’oaxaca, dans le cadre du , les participants ont fait savoir aux mexicains qu’ils se sont i[''joints aux revendications des familles afrodescendantes, des communautés et des peuples noirs du Mexique''.
Ils affirment qu’il existe i[''une totale ignorance de la part de l’État de la reconnaissance et la valorisation de la présence africaine et sa contribution à la culture et à l’Histoire du Mexique, attitude qui se reflète dans l’absence d’un cadre juridique qui reconnaît nos droits à l’identité et à la diversité culturelle ''.
Ce dernier, ajoutent-ils ''ai dérivé dans une application de politiques publiques inadéquates aux caractéristiques et besoins de nos populations qui se trouvent dans une situation de marginalisation et de vulnérabilité''.
Au cours de la réunion dans la ville indiquée, qui pendant de longues années portait le nom de Poza Verde –selon certains témoignages les noirs qui arrivèrent ici venaient du Cap-Vert , Afrique- et est devenue plus tard José María Morelos, les participants ont demandé au gouvernement fédéral que, en considération des nombreuses contributions à la culture et à l’histoire du pays, ainsi qu’à sa participation déterminée à la formation de l’identité nationale, que soit promu i[''un changement constitutionnel qui rende possible notre droit à la visibilité, à vivre notre diversité sans discrimination et sans xénophobie, à l’élimination des actes de racisme, et à l’affirmation positive de notre identité avec une perspective de genre''.
Parmi les organisations présentes au Premier Forum Afromexicain se trouvaient les hôtes, le Colectivo Cultural África (Collectif Culturel África, le Programme Universitaire Mexique Nation Multiculturelle, México Negro AC (Mexique Noir AC)., Ecosta et la revue Fandango.
Ont également pris part à ce forum le Musée Régional des Cultures Afrométisses ( Museo Regional de las Culturas Afromestizas), Barca-Costa, Música y Baile Tradicional AC (Musique et Danse Traditionnel AC), Ojo de Agua Comunicación AC, Centro Profesional de Asesoría (Centre Professionnel de Conseil), Defensa y Traducción AC(Déefense et Traduction AC), ainsi que des chercheurs indépendants.
À l’ombre d’un immense parota, arbre emblématique des peuples noirs de la Chica d’oaxaca, car avec ses grands troncs on construit les canots ou ''i[pangas]i'' utilisés pour la pêche traditionnelle, principale activité de survie, ou comme moyen de transport sur les fleuves et les lagunes , les participants au forum ont déclaré:
i[''Nous avons entrepris un travail pour la reconnaissance juridique de notre existence en tant que peuple, contre la négation systématique et pour la conquête d’un espace sur la carte culturelle du Mexique'']i, avec des expressions comme la danse, la poésie, des vidéos, la musique et la gastronomie.
Ils ont également déclaré qu’ ''Il est nécessaire que les trois niveaux de gouvernement répondent à nos revendications en termes d’éducation, de santé, d’alimentation, de ressources naturelles, d’habitat, d’environnement, d’économie, de cultures et de droits".
Dans une entrevue à la fin du forum, le professeur Israel Reyes Larrea, promoteur de la cérémonie et président du Collectif Culturel África, a indiqué que l’une des réussites de la réunion est d’avoir initié la formation du Centre de Documentation Afrométisse (Centro de Documentación Afromestiza), avec un stock bibliographique comprenant près de 20 travaux de recherches réalisées dans la région depuis les années 50.
Traduit de l'Espagnol par Guy everard Mbarga
Source: La Jornada www.jornada.unam.mx 25/07/2007.
http://www.etniasdecolombia.org/actualidadetnica/detalle.asp?cid=5715
Journée Internationale du Souvenir de la Traite des Esclaves et de son Abolition le 23 août
Depuis 1998, l’UNESCO rappelle à la communauté internationale l’importance de commémorer le 23 août , Journée Internationale du Souvenir de la Traite Négrière et de son Abolition. Cette date ne célèbre pas seulement cette nuit historique de au cours de laquelle des esclaves de la zone française de l’île de Saint Domingue se soulevèrent pour briser leurs chaînes et mettre en marche l’insurrection qui allait aboutir à la révolution haïtienne. Cette date vise également à rendre hommage à tous ceux qui ont œuvré collectivement et individuellement pour le processus irréversible de l’abolition de la traite négrière et de l’esclavage dans le monde entier.
Depuis 1998, l’UNESCO rappelle à la communauté internationale l’importance de commémorer le 23 août , Journée Internationale du Souvenir de la Traite Négrière et de son Abolition. Cette date ne célèbre pas seulement cette nuit historique au cours de laquelle des esclaves de la zone française de l’île de Saint Domingue se soulevèrent pour briser leurs chaînes et mettre en marche l’insurrection qui allait aboutir à la révolution haïtienne. Cette date vise également à rendre hommage à tous ceux qui ont œuvré collectivement et individuellement pour le processus irréversible de l’abolition de la traite négrière et de l’esclavage dans le monde entier.
Cet engagement et les stratégies d’action appliquées pour combattre le système inhumain de l’esclavage allaient avoir une influence considérable sur les mouvements de défense des droits humains.
Au-delà de l’acte commémoratif, cette Journée internationale a pour but de nous amener à réfléchir sur une passé tragique, sans doute lointain, mais dont les séquelles continuent d’alimenter les injustices et les exclusions de notre époque.
Réfléchir sur la barbarie que nos sociétés sont capables de pratiquer avec la conscience parfaitement tranquille est encore plus nécessaire et salutaire si l’on considère que des millions d’hommes, de femmes et d’enfants souffrent encore l’horreur des nouvelles formes que recouvre l’esclavage. Dans ce sens, les rappels des tragédies passées peuvent éclairer sur les drames actuels de l’exploitation et de la déshumanisation.
En dernier lieu, l’objectif poursuivi par la proclamation de cette Journée du Souvenir est de réconcilier les exigences de la vérité historique avec les obligations de maintenir vive la mémoire et susciter, en même temps le débat sur ces problèmes qui sont le fait ee faire face aux souvenirs douloureux, de maintenir le dialogue interculturel et d’exercer la citoyenneté démocratique dans les sociétés multiethniques et multiculturelles.
Cette année, la célébration de la Journée Internationale du Souvenir de la Traite et de son Abolition revêt un cachet particulier. En effet, en 2007, on célèbre le bicentenaire du vote au Parlement du Royaume Uni de la loi qui en 1807 a aboli la traite des esclaves noirs dans les colonies britanniques.
Tout au long de cette année, autant au Royaume Uni que dans les différents pays du Commonwealth se tiendront (ou se sont tenues)des activités et des manifestations visant à créer les conditions pour encourager une plus grande prise de conscience sur les répercussions de la traite des esclaves dans les transformations du monde. Parmi ces cérémonies, il faut citer la commémoration du 25 mars 2007 à l’Assemblée Générale des Nations Unies ; l’instauration par la Mairie de Londres de Londres d’une journée de commémoration de l’esclavage, l’inauguration d’un musée national et d’un centre ayant pour but d’encourager la compréhension de la traite transatlantique à Liverpool et le lancement du projet "Joseph" au Ghana. De nouvelles découvertes scientifiques dans d’autres domaines jusque là peu explorés impriment également un nouvel élan au projet "La route de l’esclave".
Les activités réalisées dans le cadre de ce bicentenaire sont aussi diverses que les circuits de la traite négrière et les situations d’esclavage. L’UNESCO se réjouit d’avoir contribué à cette dynamique en faveur de la reconnaissance et de la commémoration de l’histoire de la traite et de l’esclavage dans le monde entier. Cette prise de conscience se met en place même dans des pays et des régions du monde qui ne se sentaient pas concernées par ce phénomène ou qui montraient des réticences à la réouverture de ces chapitres sombres de leur propre histoire. La mobilisation toujours plus forte et efficace dans les milieux éducatifs et scientifiques, des artistes, des associations de jeunes et des organisations non gouvernementales appuie notre engagement et confirme la justesse de la création il y a plus de treize ansduprojet "La route de l’esclave".
En considérant clairement le sens éthique et politique de ce problème, en mettant l’accent sur l’approche scientifique multidisciplinaire et en privilégiant une approche globale de cette tragédie, le projet "La route de l’esclave" a eu un impact tant au niveau international que local. Malgré cela, nous devons tous redoubler d’efforts pour que l’histoire de la traite négrière et de l’esclavage trouve une place qui lui sied dans les programmes d’éducation de base, les manuels scolaires et les productions audiovisuelles.
Koichiru Matsuura, Directeur Général de l'Unesco
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
http://www.piedadcordoba.net/ipw-web/portal/cms/modules.php?name=News&file=article&sid=2178
Propositions pour les jeunes Uruguayens afrodescendants
Les afrodescendants uruguayens représentent 10 % de la population nationale. |
Un travail regroupant des propositions pour l’amélioration des conditions de vie et les attentes de la population uruguayenne afrodescendante, qui représente 10% de la population totale du pays sera présenté lundi pour commencer à être élaboré par le Ministère du Développement Social. |
Source: Ansalatina.com
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga |
Honduras : Aurelio Martinez, artiste garifuna et député

Le musicien Garifuna Aurelio Martinez suit les traces des légendaires Parranderos de la Côte Caribéenne de l’Amérique Centrale. Acclamé à la fois pour la préservation et la modernisation de cette tradition musicale, la virtuosité d’Aurelio est palpable dans sa voix pénétrante et distinctive et son talent de compositeur.
Aurelio Martinez est né 1976 dans une famille à la longue et notable tradition musicale dans la petite communauté Garifuna de Plaplaya au Honduras. Le musicien raconte lui-même son enfance dans une interview accordée en 2006. Dans son village natal, il n y a toujours pas d’électricité. Quand il était enfant, il n’avait pas de jouet électronique. Son tout premier était une… guitare qu’il a lui-même fabriquée avec du bois d’une gaule (Cane à pêche). Son grand-père était musicien, tout comme ses oncles. Tous jouaient tous dans un groupe acoustique du village. Sa mère chante, son père joue à la guitare, le genre paranda. Les membres de sa famille ont ainsi été ses premiers professeurs de musique.
À huit ans, Aurelio jouait les percussions dans la communauté. Il engrangea dans sa communauté un vaste répertoire, qui permettra plus tard de développer son jeu et son propre style.
Il quitte Paplaya à quatorze ans pour La Ceiba pour effectuer ses études secondaires. Un an plus tard il fait déjà partie d’un orchestre professionnel. Il prend même des cours de musique privé pour développer sa compréhension musicale.
Plus tard, devenu membre de la première heure du Garifuna All Star Band qui interprétait les rythmes traditionnels joyeux de la communauté comme la punta, la parranda et boom and chime, Aurelio a exporté sa musique, sur les scènes en France, au Japon, Etats-Unis au Mexique et dans les pays voisins d’Amérique Centrale.
Artsite devenu député depuis 2005
L’artiste Aurelio Martínez est l’un des premiers garifunas à être devenu député en République du Honduras depuis les années 30. Il représente le département de Atlántida.
Pour la première fois depuis les années 30, la communauté garifuna a des représentants parmi les 128 députés de la République. Il a été élu lors des élections nationales du 27 novembre 2005, à l’occasion desquelles les honduriens ont choisi 4 députés afrodescendants dont 3 garífunas parmi lesquels le musicien Aurelio Martínez.
Avec sa charge publique, Martínez fait partie du courant de musiciens intéressés à produire des répercussions sociales en occupant des postes officiels comme l’a fait à l’époque le trompettiste et activiste anti Apartheid Hugh Masekela en Afrique du Sud, et l’actuel Ministre de la Culture du Brésil, Gilberto Gil.
Martínez ne s’était jamais intéressé à la politique auparavant. D’ailleurs, lorsque le maire de La Ceiba, Gonzalo Rivera, le sollicita pour donner à sa campagne de réélection quatre ans auparavant, un plus grand accent sur la diversité du pays, il n’y accorda pas d’importance.: “Je n’acceptais pas le fait de m’unir. C’est mon ami Víctor Arzú, mon ingénieur de son qui leur a dit que j’allais participer. Il a répondu pour moi”, indique Martínez.
Il n y a rien d’étrange qu’un musicien se convertisse en figure politique des garífunas, puisque la musique est une partie fondamentale et quotidienne de leur culture. Martínez indiquait d’ailleurs- “Nous les garífunas nous vivons plus de la musique que de nourriture”.
Pour Aurelio Martínez, son élection est la preuve de la nouvelle conscience des honduriens quant à la diversité culturelle du pays. Il ajoute qu’il ressent le devoir d’offrir tout le soutien possible aux afrodescendants du Honduras, et insiste sur la nécessité de développer une “conscience multiethnique”.

Extraits de sa réaction suite à son élection : “En tant que musicien, c’est un honneur, un véritable honneur. Le pays reconnaît la valeur du travail artistique car je ne suis pas là pour mon expérience politique. La politique n’est pas mon point fort, c’est plutôt la projection des réalités sociales par la musique. Du point de vue politique, c’est de montrer aux enfants de ma communauté que c’est possible, que des jeunes Garifunas ressentent que tout est possible, dans n’importe quel pays, que nous pouvons participer politiquement. Cela contribue également à l’auto estime de notre peuple, de notre race”.
Guy Everard Mbarga
À Voir le clip de la superbe chanson de Aurlio Martinez Africa
http://youtube.com/watch?v=VeMrcPToPmQ&mode=related&search=
Les paroles :
J’irai en Afrique
J’irai voir les traces laissées par nos ancêtres
Jamais je n’oublierai l’Afrique
Oh Africa,
Les racines de nos ancêtres
L’ascendance des noirs
Il y a des gens de ma race qui ont oublié leurs racines
Il y a des gens de ma race qui ont oublié leur ascendance
Mon frère, J’irai en Afrique suivre les traces laissées par nos ancêtres
Sources :
http://www.afropop.org/multi/interview/ID/97/Garifuna%20Soul%20man%20-%20Aurelio%20Martinez
http://www.caribenet.info/vivere_06_garifuna_congreso.asp?l=http://aureliomartinez.calabashmusic.com/
Haïti et les afrovénézuéliens esclaves dans les luttes d’indépendances en Amérique Latine
La République Dominicaine maltraite les migrants haïtiens
Par El Mercurio Digital / Adital
Le Groupe de Soutien Aux Réfugiés et Rapatriés ( Grupo de Apoyo a los Refugiados y Repatriados, GARR )dénonce les graves violations des droits des migrants haïtiens en République Dominicaine : Les rapatriements sont arbitraires et il existe un déni de justice, indique l'organisme dans une note - un communiqué de presse. "Avec la répétition de ces cas d'abus se produit chaque un recul plus prononcé du respect des droits humains des travailleurs et des travailleuses migrants haïtien(ne)s en République Dominicaine", indique la note.
Au cours du mois de juillet 2007 seulement, près de 800 personnes de nationalité haïtienne effective ou présumée ont été expulsés des frontières dominicaines par les autorités du pays, par le biais de rapatriements qui en majorité, violent de manière flagrante les droits fondamentaux de l'être humain.
À Montecristi -nord-est du pays-, 300 personnes ont été expulsées par des militaires de la République Dominicaine après l'assassinat d'un citoyen de ce pays imputé à un haïtien. Ces haïtiens, qui sont en réalité des travailleurs et non des assassins ont dû laisser en République Dominicaine tous leurs biens et se trouvent à présent en Haïti, désemparés et sans ressources. La raison donnée par les autorités pour justifier cela fut que c'était une manière de les protéger.
Le GARR critique le fait que toutes ses personnes aient été pénalisées "uniquement sur la base de leur appartenance à un groupe ethnique, sans qu'aucun procès n'ait été fait qui établisse leur éventuelle culpabilité".
Le GARR estime également que "cet acte des autorités dominicaines, d'arracher des familles de leur domicile pour les expulser immédiatement, sans leur donner aucune chance de recours légal ou de présentation de leurs éventuels papiers - documents révèle clairement une chasse aux haïtiens, une action déshumanisante et peu honorable de la part du gouvernement dominicain qui annonce, à la moindre occasion possible 'que les haïtiens ne sont pas maltraités en République Dominicaine' ".
Lundi dernier, 4 (plutôt 5) membres d'une même famille - une mère et ses 4 enfants ayant entre 3 mois et 12 ans- ont été jetés hors de leur domicile en République Dominicaine et conduits à la frontière. La mère vivait en République Dominicaine depuis 1991, selon un rapport de juillet 2007 du Comité de Droits Humains de Belladère.
Ce scénario de déportation d'haïtiens et de haïtiennes se répète à divers endroits du territoire dominicain. Seulement en 2005, plus de 2000 personnes soupçonnées d'être haïtiennes ont été expulsées du pays, parmi lesquels de nombreux dominicains à la couleur de peau noire. Dans la note, le GARR regrette l'indifférence du gouvernement haïtien qui évite toujours cette discussion avec le gouvernement dominicain.
AMNISTIE INTERNATIONALE
Un rapport de Amnistie International place de nouveau la République Dominicaine au centre de ses interrogations du fait de la négation des droits fondamentaux aux migrants haïtiens.
Ce rapport établit que en République Dominicaine, les noirs avec ou sans récépissé, et qu'ils aient un acte de naissance ou pas n'ont presque aucune valeur dans la rue, en ce qui concerne l'immigration, ils n'ont aucun droit.
La dénonciation est contenue dans une vidéo diffusée sur le portail de l'organisation, sur lequel sont relatés les problèmes que doivent affronter les immigrants haïtiens et dominicains noirs.
On peut lire dans le rapport que le 4 janvier 2006, un des agents a appréhendé une fillette de huit ans dans les rues de Saint-Domingue, capitale de République Dominicaine. Ils l'ont giflé à deux reprises, la faisant saigner à la bouche. Sans lui permettre de rentrer en contact avec ses parents, elle a été conduite dans un centre de détention pour les immigrants irréguliers ou elle a passé la nuit.
Elle a seulement été sauvée de l'expulsion dans le pays voisin, Haïti, lorsqu'une organisation locale des droits humains a démontré qu'elle était citoyenne dominicaine. Parce qu'elle était noire, les agents avaient estimé qu'il était évident qu'elle était haïtienne et qu'elle était dans le pays sans permis légal.
Au moins un demi million d'haïtiens vivent en République Dominicaine, travaillant principalement dans l'agriculture et dans la construction. Fuyant la pauvreté dans leur pays, ils font des travaux durs et mal payés que la majorité des dominicains ne sont pas disposés à faire.
Ils sont exposés au danger constant - risque permanent d'être expulsés et à la discrimination systématique à cause de leur race, leur couleur, leur langue et leur nationalité.
Entre 20.000 et 30.000 haïtiens sont expulsés chaque année. Beaucoup de ces expulsions violent le droit international des droits humains. Des rafles d'haïtiens et de dominicains d'origine haïtienne sont souvent réalisées, ces derniers étant expulsés sans avoir l'opportunité d'avoir recours à la décision, uniquement à cause de la couleur de leur peau. Beaucoup de ces personnes disposent de permis de travail et de visas, et certaines sont de fait des dominicains, sans liens familiaux en Haïti.
En plus de l'expulsion, les enfants haïtiens rencontrent des obstacles lorsqu'ils essaient d'obtenir un acte de naissance au registre - à l'État Civil. Sans ce document (qui est celui qui identifie les mineurs), ils ne peuvent pas faire plus que les études primaires.
Ils ne peuvent pas non plus solliciter de document d'identité lorsqu'ils atteignent 18 ans, ce qui les exclue du marché du travail officiel et les empêche de voter. Les géniteurs sans papiers ne peuvent inscrire leurs descendants à l'état civil, ce qui transforme des milliers d'entre eux en apatrides, le cercle vicieux de la privation des droits se perpétuant ainsi.
Amnistie Internationale demande aux autorités dominicaines de mettre fin aux expulsions arbitraires des migrants haïtiens et aux politiques discriminatoires qui empêchent les dominicains d'ascendance haïtienne d'obtenir la nationalité dominicaine.
http://www.elmercuriodigital.es/cms/index.php?option=com_content&task=view&id=2286&Itemid=136
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
Epsy Campbell : ‘‘la réalité en Amérique Latine et aux Caraïbes va changer quand il y aura plus de femmes afrodescendantes au po
Par Jerome Seregni
Epsy Campbell, s'implique depuis toute jeune pour la revendication des droits. Ayant disposé de peu de ressources dans son enfance, à 37 ans, elle a une fille de 18 ans et une autre de 13 ans. Cette économiste est devenue Députée de l'Assemblée Nationale dès 2002. Elle est une militante active des droits des afrodescendants et des femmes. Son souhait est d'obtenir que les minorités aient l'égalité des chances.
Elle fut directrice du Centre des Femmes Afrocostaricaines ( Centro de Mujeres Afrocostarricenses )jusqu'en 2005, et depuis lors, elle fait partie de son directoire. Elle a de plus coordonné le Forum des Femmes pour l'Intégration Centre-américaine ( Foro de Mujeres para la Integración Centroamericana). Elle a occupé plusieurs fonctions dans la société civile, toujours sur des thèmes d'inclusion sociale pour les afro costaricains, la promotion des droits humains des femmes et l'égalité de genre entre autres.
En 2006, elle fut candidate à la vice présidence du Costa Rica. Son Parti Acción Ciudadana (PAC, Parti Action Citoyenne) a mis fin au bipartisme au Costa Rica et est la troisième force du pays avec 14 députés —dont la moitié sont des femmes— soit cinq de moins que le parti ayant la majorité parlementaire.
Quelle relation y aurait-il entre l'égalité des genres et l'enfance?
Je pense que l'UNICEF a fait une découverte très importante. Beaucoup de femmes ont réalisé un effort pour mettre en évidence que le rôle de la femme implique fondamentalement l'amélioration de la vie des petits garçons et des petites filles, qui sont ceux qui ont plus besoin du soutien de la famille.
Le bien-être de l'enfant et de l'adolescent est lié au bien-être des femmes. Les mères saines ont des enfants sains et heureux, et les femmes bien nourries nourrissent bien leurs enfants. L'UNICEF dans cette étude met l'emphase sur le fait que les petits garçons et les petites filles ne sont pas seuls dans la société et qu'ils dépendent dans une grande mesure de leurs mères ou des femmes de leurs familles.
Vous faites partie de l'actuel groupe consultatif de leaders afrodescendants de l'UNICEF. Sur la base de votre expérience, quelle pourrait être la participation des petites filles et des adolescentes pour le développement de leurs communautés, particulièrement chez les afrodescendants ?
Les communautés afrodescendantes sont exclues d'une vie digne. Nous les femmes qui avons assumé un leadership nous nous focalisons sur le développement même, en pensant particulièrement aux petites filles et aux adolescentes.
La réalité n'est pas celle que nous souhaitions pour les femmes afrodescendantes.
Elles vivent dans un environnement de pauvreté et d'exclusion et sont victimes d'exploitation sexuelle, de trafic, du travail précoce, et l'éducation qu'elles reçoivent est déficiente et de mauvaise qualité. La réalité refuse aux petites filles et aux adolescents une vie décente. Plus de 80% des communautés afrodescendantes vivent dans la pauvreté, c'est-à-dire, plus de 100 millions de personnes, parmi lesquelles il y a un taux super élevé de petites filles et de femmes.
Cependant, il y a un leadership croissant. Je pense et j'ai la certitude que la réalité en Amérique Latine et aux Caraïbes va changer quand il y aura plus de femmes afrodescendantes au pouvoir, non seulement pour les communautés noires, mais pour tout le monde.
De fait, les niveaux de sensibilité et de compétences que nous avons dû développer représentent un ensemble de besoins particuliers. La vision, le sens que les femmes ont de la famille et de la communauté leur permet de voir la politique comme un outil du bien commun.
Je sens qu'il y a une nouvelle génération qui pense que nous ne pouvons pas continuer à croiser les bras et que nous devons continuer à avancer dans les espaces de pouvoir politique, pour appuyer les transformations nécessaires pour nos petites filles et petits garçons comme un tout.
Selon les résultats de l'Étude du Secrétaire Générale des Nations unies sur la violence faite aux enfants, que pourrait faire l'UNICEF pour améliorer les conditions des petits enfants dans les situations de violence ?
Concernant le thème de la violence, il y a un nombre croissant d'afrodescendants dans le système pénitentiaire. Beaucoup de ces jeunes ont vécu dans exclus dans les rues sans que personne ne se préoccupe d'eux et à présent, ils sont punis par ce système judiciaire qui ne justifie pas la pauvreté et l'exclusion.
La violence se produit principalement à deux endroits : dans la famille et dans les communautés. L'UNICEF a une grande responsabilité pour mettre en évidence ce qui se passe avec nos enfants et nos adolescents par le biais de statistiques. Dans son mandat, l'organisation doit travailler pour l'enfance, et a la possibilité de regarder les thèmes – voir, et a la possibilité de considérer les thèmes avec des propositions spécifiques sans provoquer la controverse. Il y de nombreuses organisations de la société civile avec des bonnes propositions, mais elles peuvent aller jusqu'à buter sur les politiques du gouvernement. Il est nécessaire d'aborder le thème de la violence à travers une nouvelle approche des relations humaines pour arrêter la violence dans les familles et les communautés. Pour cela, l'accès des femmes au pouvoir et la contribution des hommes sont fondamentales.
La Campagne Mondiale contre le VIH/ SIDA, "Unis en faveur des enfants, unis contre le sida " fête sa première année. Pouvez vous nous dire ce que vous en pensez?
Les campagnes nationales et mondiales atteignent souvent les communautés afrodescendantes sans une véritable considération culturelle. Très souvent, elles sont basées sur des stéréotypes qui se trouvent dans l'imaginaire de celui qui construit la campagne, mais pas sur la réalité. Par exemple, l'idée générale que l'on a sur la promiscuité excessive des afrodescendants.
Autant les politiques que les programmes pour prévenir la violence et le SIDA doivent envisager la participation des communautés. Les experts ne connaissent pas la réalité des fois. Les gens sont disposés à changer la réalité, même si des fois, il n y a pas de ressources pour activer les propositions existantes. L'UNICEF doit maintenir une coordination inter institutionnelle et poursuivre son mandat.
Vous avez été désignée comme la femme ayant les plus grandes possibilités de devenir présidente du Costa Rica. Qu'en pensez vous, et que feriez vous en premier si cela devenait la réalité?
Si je me souviens bien, c'était une enquête en 2005, et évidemment, ce résultat m'a procuré une grande joie. C'est une question que je me pose souvent à moi-même, et la première chose que je ferai, sera d'avoir une tolérance zéro en ce qui concerne les enfants dans les rues, et deuxièmement, je corrigerai l'équité dans l'éducation. Un autre travail important serait de mettre au même niveau les écoles les plus pauvres et celles qui ont plus de possibilités, en adoptant des mécanismes d'inclusion, ce qui est possible avec beaucoup moins de ressources économiques que l'on croit.
En tant que femme, comment le fait que les femmes soient discriminées dans le travail, dans les écoles et dans d'autres cadres vous affecte-t-il ?
Cela affecte même des fois mon espoir. En 2007, on qualifie encore les gens d'après leur condition raciale ou de genre, et cela me semble terrible.
Mais cela m'affecte aussi positivement, car cela donne un sens aux luttes que je mène au quotidien.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
Pour plus d'informations:
Jerome Seregni, jseregni@unicef.org, + 507 301 7481
Ana María Ortiz, aortiz@unicef.org, + 507 301 7482
Isabel Benlloch, ibenlloch@unicef.org, + 507 301 7483
Página Web UNICEF América Latina y el Caribe: www.unicef.org/lac/
Extrait vidéo http://www.unicef.org/videoaudio/ramfiles/6537h_exeboardbarr.ram





