Mini biographie ANTONIETA DE BARROS, première femme noire à assumer un mandat populaire au Brésil
Colombie : Les Afrodescendants invisibles de Cali
Manuel Tiberio Bermúdez
La ville de Cali et la Colombie en général prétendent ne pas être racistes, mais les noirs qui vivent dans la ville et qui selon les statistiques atteignent 26, 4% de la population affirment le contraire. Ils indiquent qu’en Colombie et à Cali, la discrimination, le racisme, l’exclusion de tout ce qui est lié aux afrodescendants se faire sentir. Les afro descendants se sentent exclus de presque tout : santé, logement, services publiques, éducation, la politique, le marché de l’emploi, mais leur réclamation principale est centrée sur le faire qu’on leur reconnaisse la dignité d’être humain qu’ont les hommes et les femmes noires de Colombie. La population noire de Cali et de la Colombie n’est pas convaincue par le discours selon lequel leurs concitoyens ne les excluent pas, ne sont pas racistes, n’ont rien contre les noirs, car la réalité est tout autre. Il existe un racisme subtil, mais très évident. Le fait qu’ils aient un rôle déterminé, par exemple, que les femmes noires servent uniquement pour les emplois domestiques est discriminatoire, exclusif et raciste. Les négritudes du pays, et spécialement celles de la ville de Cali et de la Valle del Cauca en général sont conscientes que la structure de la Valle est clairement socialement raciste et la subordination ( dépendance )des communautés afro dans le département est très notoire. Ce sont eux qui profitent le moins de tout ce qui est lié au bien-être social et ce sont eux qui souffrent le plus, en plus d’avoir une longue histoire de dépouillement, puisque leurs terres qu’ils avaient auparavant rendu viables et cultivables leurs ont été arrachés. L’histoire des afrodescendants a toujours été abordée en partant de l’esclavage et leur contribution au développement de la région ou du pays n’a jamais été pris en compte. La société en général, consciemment ou inconsciemment a ségrégué tout ce qui est afrodescendant dans son entourage, et les choses étant comme elles sont à Cali, l’une des villes qui en tant que territoire possède plus de musées, le noir et sa culture y sont invisibles, il n y a même pas de monuments liés aux faits mémorables les concernant, liés à leur histoire, ils sont totalement invisibilisés. On dirait qu’il existe un complot social pour que le noir ne soit pas présent dans la ville. Les afrodescendants à Cali se sont imposés un devoir, celui de rendre visible le racisme existant de manière à l’éliminer peu à peu. Il a été proposé, par diferentes entités et groupes d’actions, de mettre en évidence la place à laquelle a été relégué la race noire par les blancs et les métisses, non pas comme une déclaration de guerre, mais pour susciter la prise de consciente de telle sorte soit effacé de l’imaginaire collectif cette idée qui semble rester permanente en tous et selon laquelle les noirs ne sont pas des êtres humains. - Manuel Tiberio Bermúdez, Journaliste indépendant, Cali Traduit de l’Espagnol par Guy everard Mbarga Source: Actualidad Colombiana, Boletín Quincenal, Edición 447, marzo 12 – 26 de 2007 http://www.actualidadcolombiana.org/
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Graciela Josefina Dixon, Noire et Présidente de la Cour Suprême de Justice du Panama
Graciela Dixon est la première femme noire de l’histoire du Panamá à occuper la présidence de la Cours Suprême de Justice, la plus grande instance dans la structure de l’administration judiciaire au pays.
La République du Panama est un État souverain et indépendant. Son gouvernement est unitaire, républicain, démocratique et représentatif. Le pouvoir public émane uniquement du peuple ; il est exercé par l’État par le biais de la distribution des fonctions que remplissent les Organes Exécutifs, Législatif et Judiciaire, comme l'indiquent les deux premiers articles de la Constitution Politique de la République du Panama qui régit les principes sociaux, économiques et politiques du pays.
L’organe exécutif est présidé par le président Martín Torrijos; l’organe législatif présidé par Elías Castillo et l’organe Judiciaire est présidé par Graciela Dixon.
Elle est la première femme noire de l’histoire du Panamá à occuper la présidence de la Cours Suprême de Justice, la plus grande instance dans la structure de l’administration judiciaire au pays.
Par Julio Bermúdez Valdés
Qui est Graciela Dixon
Graciela Dixon a été élue en 2005 présidente de la Cour Suprême de Justice du Panama, après huit ans passés en tant que Magistrate.
Elle une avocate originaire de Colón, diplômée de la Faculté de Droit de l’Université de Panamá en 1978, et qui depuis ses années d’étudiantes mène le combat social et ne renie pas son passé qui se réaffirme dans ses convictions, même si elle admet que les années lui ont appris que le monde est plus large et englobe plus que ce qu’elle concevait à cette époque.
Fille de John Dolnad Dixon et Janette Clair Caton (keyton), elle est née à Ciudad de Colón *(Ville de Colón) et a passé son enfance à Rue Numéro 8 entre l’avenue Meléndez et Santa Isabel.
Elle a fait son école primaire au collège catholique San Vicente de Paul (Saint Vincent de Paul) et secondaires à Abel Bravo. Elle est mariée avec Humberto Cerrud et est la mère de Graciela Libertad.
Petite fille d’immigrants grenadins, alors adolescente, elle rencontre un profsseur qui la marquera pour la vie : Alfred Rowe, qui lui apprendra à porter la couleur de sa peau avec fierté et à maintenir son auto estime." Nous sommes noirs et beaux, nous sommes noirs et intelligents", rappelait alors celle qui est à présent la présidente élue de la Cours Suprême au cours de l’entrevue qu’elle nous a accordé.
"J’ai commencé à penser qu’il avait raison, à tel point que je me souviens que lors de la première insurrection estudiantine à laquelle j’ai participé c’était un jour ou j’avais décidé d’aller à l’école avec des tresses. On m’a emmené à la direction, car j’avais fait un canrroll. Cette coiffure était inadmissible et on m’a emmené à la direction. Mon professeur, en signe de protestation est venu à l’école avec des chaussures de couleur différente à chaque pied, une manière de témoigner de ma protestation", se souvient-elle.
Elle nous a confessé deux jours après l’élection qu’elle ne pouvait pas croire que c’était réel, quelque chose de semblable à ce que Ricardo Stevenes disait au cours d’une émission de la radio de Colon: "S’il vous plait…ne me réveillez pas." Une phrase qui résume l’impact et la joie de la communauté afroantillaise, et de ceux qui reconnaissent en la Magistrate Dixon une femme talentueuse et progressiste.
Dans son bureau, derrière elle, au fond à gauche, Graciela Josefina Dixon Caton possède l’emblème qui la définit: une photo de Martin Luther King, le défenseur des droits civils des noirs et à l’ombre duquel elle a grandi.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
http://www.diadelaetnia.homestead.com/Graciela.html
Le Réseau des Femmes Afrolatinoaméricaines et Afrocaribéennes dénonce les inégalités
En Amérique Latine et dans les Caraïbes vivent 75 millions de femmes noires, mais le nombre d’entre elles occupant des hautes fonctions politiques ou dans l’Administration publique n’atteint même pas le nombre de 50. Être afrodescendant "c’est être au plus bas dans l’échelle sociale de la région ", dénonce la nicaraguayenne Dorotea Wilson, coordinatrice de la Red de Mujeres Afrolatinoamericanas, Afrocaribeñas y de la Diáspora (Réseau des Femmes Afrolatinoaméricaines, Afrocaribéennes et de la Diaspora) (www.mujeresafro.org).
"L’inégalité et l’iniquité sont visibles: nous sommes peu ou pas présents dans les espaces de prise de décisions. Notre situation est l’une des pires", indique Wilson dans une entrevue récemment accordée à l’agence 'IPS News'.
Être pauvres, femmes et noires --dit-elle-- "nous oblige à réaliser un effort immense contre la discrimination et la xénophobie", explique Wilson, ex mairesse et ex législatrice au Nicaragua en plus d’être leader de l’organisation non gouvernemental 'Voces del Caribe'(Voix des Caraïbes).
La coordinatrice du Réseau, qui regroupe 33 pays a accordé une entrevue téléphonique du Panama ou elle a participé les 18 et 19 juin derniers, avec trente autres personnes à la Rencontre Intergénérationnelle des Femmes Afrodescendantes de l’Amérique Latine, sous les auspices du Fond fes Nations Unies pour l’Enfance (Unicef).
Les participantes à cette réunion ont présenté une position unitaire en vue de la 10ème Conférence Régionale sur la Femme d’Amérique Latine et des Caraïbes qui se tiendra à Quito, Équateur entre le 6 et le 9 août prochains à l’initiative de la Commission Économique des Nations Unies pour l’Amérique Latine (CEPAL).
À Quito, l’un des thèmes centraux sera la situation du travail domestique féminin. La moitié des femmes employées dans ce secteur travaillent plus de 48 heures par semaines, sans salaires adéquats ni accès à la sécurité sociale, selon les données de la CEPAL, qui rappelle que en plus, "des millions de travailleuses ne reçoivent même pas de salaire". Une grande partie de cette force de travail est composée de femmes indigènes et afrodescendantes.
DISCRIMINATION RACIALE ET SEXUELLE.
Selon les informations données par Wilson, la race et la condition féminine fonctionnent comme un "ancrage" à la pauvreté. Au Brésil par exemple, 71% des femmes noires travaillent dans le secteur informel, une proportion supérieure à celle des hommes noirs (65%), des femmes blanches (61%) et des hommes blancs (48%).
Toujours au Brésil, la population blanche est 2,5 fois plus riche que la population noire. En Colombie, 80% des afrodescendants vivent dans la pauvreté extrême et à Cuba, le seul pays américain ayant un système économique socialiste, ils habitent dans les pires habitations et ont les emplois les moins bien rémunérés.
"Il est très difficile d’être noir dans notre région, et plus encore lorsqu’on est femme, je le sais, car moi-même j’ai dû affronter des vexations dégradantes plusieurs fois ", explique Wilson, qui vient de Puerto Cabezas, une région autonome de l’Atlantique Nord nicaraguayen, qui a neuf frères et est fille d’un mineur et d'une maîtresse de maison.
En 1975, alors religieuse missionnaire, Wilson est entré dans les rangs du Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN), d’idéologie gauchiste avant de mener des actions armées contre la dictature de Anastasio Somoza.
En 1979, le dictateur renversé, Wilson devient la première mairesse de Puerto Cabezas puis députée à l’Assemblée Nationale législative pour la côte caribéenne. Elle fait toujours partie du FSLN qui, après avoir perdu le pouvoir lors des élections de1990 l’a récupéré aux élections de fin 2006, au cours desquelles Daniel Ortega a été élu président.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
http://www.europapress.es/noticiasocial.aspx?cod=20070622190104&ch=313
Dorotea Wilson



