28 mars 2007

Matilde Ribeiro : "Un noir qui s’insurge contre un blanc, ce n’est pas du racisme"

Par Clipping  


La ministre 
Matilde Ribeiro qui détient le portefeuille du Secrétariat Spécial de la Politique de Promotion de l’Égalité Raciale (Seppir) considère que la discrimination des noirs contre les blancs est naturelle.

Dans le cadre d’une entrevue accordée à la BBC Brésil pour célébrer les 200 années d’interdiction du commerce des esclaves par l’empire britannique – considéré comme le point de départ de la fin de l’esclavage dans le monde entier - elle estime que "ce n’est pas du racisme lorsqu’un noir s’insurge contre un blanc".

" Je pense que la réaction d’un noir qui ne veut pas cohabiter (vivre) avec un blanc est une réaction naturelle. Celui qui a été châtié la vie entière n’a pas l’obligation d’aimer celui qui l’a châtié", a-t-elle affirmé.


Ribeiro pense qu’il en sera ainsi jusqu’à ce que les politiques publiques mises en place au cours des dernières années commencent à donner des résultats concrets et diminuent la différence économique et sociale entre les populations blanche et noire du pays.


"Beaucoup reste à faire ", affirme-t-elle, énumérant les actions déjà mises en branle, par exemple dans les secteurs de l’éducation et de la santé.


La ministre ajoute que bien que l’abolition de l’esclave est arrivée en retard au Brésil, aujourd’hui, le pays possède l’une des législations les plus avancées du monde en relation avec l’égalité des droits, mais il faut encore un changement d’attitude de la société.

Selon les statistiques, la proportion de noirs vivant en dessous du seuil de pauvreté au sein de la population brésilienne est de 50%, alors qu’elle est de 25% chez les blancs. Quand cette situation va-t-elle commencer à changer ?


Matilde RibeiroActuellement, les actions sont encore au niveau de la structuration des politiques. Par exemple, au Ministère de la Santé, nous sommes en train d’inclure une question sur la couleur sur les formulaires. Nous avons besoin de savoir de quoi tombe malade et meurt la population brésilienne pour pouvoir avoir des programmes spécifiques.

Le Secrétariat existe déjà depuis quatre ans, que peut on percevoir en terme de résultat pratique obtenu au cours de cette période?


Matilde RibeiroDans l’éducation, une loi de 
2003 oblige l’enseignement de l’histoire et de la culture afro-brésilienne aux enfants, dès le départ. Le processus d’implémentation est en cours. Il est très difficile d’avoir des chiffres, des résultats concrets. Mais on a déjà quelques résultats. Par exemple, le (programme) Prouni, de bourses d’études pour les élèves dans le besoin a déjà permis d’accorder en moins de trois ans plus de 200 000 bourses au Brésil dont 63 000 pour des noirs et 3000 pour les indigènes.

Quand pensez vous que nous pourrons vivre une situation d’égalité, ou les personnes serons jugées pour leur mérite et indépendamment de leur race?


Matilde Ribeiro – Le Brésil a 507 ans d’existence. Il y a presque 120 ans en 1888 fut signé un décret comme celui là ; donc un décret signé par le président qui disait qu’il n’y avait plus d’esclavage au Brésil. Cependant, il n y a pas eu de suite. Aujourd’hui, le fait que les noirs et les indigènes sont les plus pauvres parmi les pauvres est le résultat d’une indifférence historique. Il est par conséquent difficile de dire combien de temps il faudra.

Comment le Brésil se situe-t-il dans le contexte international? Le Brésil aime à penser qu’il ne connaît pas la discrimination et aime se citer comme exemple d’intégration. Voyez-vous la situation de la même manière?


Matilde RibeiroMa vision des choses est la suivante
: les européens sont arrivés sur une terre appartenant aux indiens, là sont arrivés des noirs qui n’ont pas fait le choix d’être ici, ils furent capturés et sont arrivés ici comme des choses. Les indigènes et les noirs n’étaient pas les propriétaires des armes, ni les maîtres des lois et encore moins les propriétaires des biens de consommation. Le moyen qu’ils ont trouvé pour survivre ne fut pas celui du conflit explicite. Au Brésil, le Racisme n’est pas permis par la loi comme ce fut le cas en Afrique du Sud. Cela nous a mené à un mélange. Apparemment, tous peuvent avoir l’usufruit de toute chose, mais dans la pratique, il existe des endroits ou les noirs ne vont pas. Il y a un débat pour savoir s’il s’agit d’une question social ou raciale. Moi je dirais que ce sont les deux à la fois.

Et au Brésil, est ce qu’il existe également le racisme du noir envers le blanc comme aux États-Unis?


Matilde Ribeiro – Je pense qu’il est naturel qu’il y ‘ en ait. Mais ce n’est pas dans les mêmes proportions qu’aux États-Unis
. Ce n’est pas du racisme lorsqu’un noir s’insurge contre un blanc. Le Racisme, c’est lorsqu’une majorité économique, politique ou numérique empêche ou interdit aux autres de jouir de leurs droits. Je pense que la réaction d’un noir de ne pas vouloir vivre (cohabiter) avec un blanc ou de ne pas aimer un blanc est une réaction naturelle, bien que je ne suis pas en train d’encourager la chose. Je ne pense pas que ce soit une bonne chose. Mais c’est naturel que cela arrive, car, celui qui a été châtié la vie entière n’est pas obligé d’aimer celui qui l’a châtié.

L’Angleterre commémore ce mois les 200 ans de l’interdiction du commerce des esclaves, quelque chose qui n’est arrivé au Brésil que très longtemps après. Le Brésil reste-t-il en arrière de point de vue?

Matilde RibeiroNon, nous accompagnons les forums internationaux. Le Brésil est l’un des pays les plus progressistes au niveau de la législation et de l’action effective. La législation au Brésil est extrêmement avancée. Le racisme ne se produit pas par la voie légale. Ce qui manque, c’est que les gens changent d’attitude. Le gouvernement n’est pas le seul à devoir le faire. Beaucoup a déjà été fait, mais comme vous l’avez dit au début, cela a t’il changé les données? Pas encore, par conséquent, beaucoup reste à faire.


Source : Uol

Traduit du portugais par Guy Everard Mbarga

http://afrobras.org.br/index.php?option=com_content&task=view&id=1369&Itemid=1

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26 mars 2007

Un dimanche à San Basilio de Palenque (Partie 2)

Nalfa Simarra, vendeuse de 'Caballitos' – friandises à la papaye verte – dit que 70% des six mille habitants du Palenque défèque dans les bois, comme à l'Âge de Pierre, puisque le système précaire des fosses sceptiques est dépassé.

La linguiste Solmery Cásseres se plaint de la route d'accès et le conseiller municipal Arturo Hernández dit que des fois, il faut transférer les malades dans des fauteuils à bascule, du fait qu'ils ne disposent pas d'une ambulance. Silida Reyes, auxiliaire de santé estime que le manque de matériel de chirurgie est gravissime.

Si à cet instant on lui emmenait  par exemple un patient avec la tête fendue, elle devrait lui coudre les points de suture sur la figure avec un fil beaucoup plus mince que celui utilisé pour coudre le cuir chevelu.

Basilia Pérez, secrétaire administrative, affirme que dans les trois collèges, les chaises sont insuffisantes. Selon elle, dans toutes les salles, il y a entre dix et quinze élèves qui prennent les cours debout ou assis sur les morceaux de bois qu'ils transportent eux-mêmes chaque jour. Le problème touche un tiers des 911 étudiants du village. "Au niveau du baccalauréat il n'y a que neuf ordinateurs pour les 330 élèves", indique Walberto Torres. "Et trois de ces ordinateurs sont endommagés".

Une maîtresse de maison qui pour des raisons évidentes refuse de donner son nom, a rappelé que jusqu'à il y a quelques trois années ils ont enduré l'agression violente des guérilleros et des paramilitaires. "Ils sont partis d'ici quand ils ont compris que nous n'avons même pas d'endroits pour tomber raide morts ".

Plusieurs des personnes sur lesquelles nous sommes tombés durant le parcours avec Fredman Herazo, fuient l'appareil photographique ou disent franchement qu'ils se laissent prendre en photo si et seulement si on leur donne de l'argent.

Certains veulent une boisson, d'autres, une colombine. Les ivrognes qui ont survécu aux trois mariages de la veille mendient de l'eau-de-vie.  Herazo lui-même s'arrête devant presque toutes les boutiques pour boire une bière à notre compte. Je lui demande alors si sur la liste des situations qu'il faut changer ne figure pas cette manie de demander et demander encore.

"Ce qui arrive", répond-il avec un regard dur, "c'est que tout ceux qui viennent ici gagnent quelque chose. Vous allez être payés pour ce que vous écrivez. L'autre pour ses photos. Cette fille fait un travail et gagne de l'argent de l'université. Le monsieur qui porte une chemise rouge gagne de l'argent pour avoir conduit la voiture jusqu'ici. Et que nous reste t-il à nous?"

Je lui rappelle que, jusqu'à présent, personne ne nous a demandé un morceau de viande ni une paire de bottes de travail, mais plutôt, uniquement du rhum et des cigarettes. Herazo hausse les épaules et prend un air triste qui me fait me sentir misérable. Même s'il admet qu'une communauté quémandeuse court le danger de s'avilir, il indique qu'il s'agit là d'un fardeau de leur éternelle pauvreté.

Puis, il nous demande comment nous agirions si nous étions des palenqueros et que nous devions vivre avec le harcèlement permanent des étrangers qui ne pensent qu'à leur propre convenance.

Durant des années, ils ont dû batailler avec le photographe qui sort un billet avant de sortir sa caméra pour qu'on le laisse prendre l'ancien de la tribu en photo, l'anthropologue qui promet monts et merveilles pour qu'on la laisse filmer son documentaire, et n'a même pas la délicatesse de leur offrir une copie, et avec le politicien qui les utilise comme affiche de propagande.

"Les journalistes ne restent pas ici", ajoute-il en me regardant d'un air ironique.

L'avocat Manuel Cásseres Reyes dit qu'il a passé sa vie à attendre la même histoire, répétée au point d'être usée comme un disque rayé. On parle toujours – proteste-t-il – du boxeur Kid Pambelé, premier champion mondial de Colombie, des femmes ancestrales qui vendent des sucreries, des chants des veillées funèbres, des dynasties de joueurs de tambours et évidemment de Evaristo Márquez. On reste dans l'ébauche pittoresque, le petit dessin anecdotique. Nous imposons la trame des sujets en accord avec ce que nous voulons entendre, mais on ne demande jamais aux palenqueros quelle histoire ils veulent raconter.

Au fait, quelle est cette histoire ? Manuel Cásseres affirme que le Palenque est actuellement le village de Bolívar ayant le meilleur taux d'alphabétisation. Dans chaque maison, selon lui, il y a au moins un professionnel. Je lui demande s'il existe une enquête sérieuse à ce sujet, et pour toute réponse, il me demande d'écrire l'information sans aucune crainte.

"Cette enquête est très facile et nous-mêmes nous l'avons réalisée en faisant les comptes de maisons en maisons, car nous nous connaissons tous ici".

María Margarita Padlla, 18 ans, dit que les jeunes d'aujourd'hui, au lieu de conserver le sentiment d'appartenance sont capables de voir plus loin que leur petit village. Ils savent que certains éléments du legs, comme le tambour, sont intouchables, tandis que d'autres tolèrent le changement. En vendant  les cocadas (friandise à base de noix de coco), comme les grands-parents, on atteint à peine les plages de Carthagène. Faire des études fait beaucoup plus avancer.

De telle sorte que, même s'ils apprécient l'héritage que le sort leur a donné, ils ne sont pas prêts à se faire immoler en son nom. La lampe de Kérosène, c'est bien, mais on a besoin de lumière. C'est un délice de poser un pied nu sur le sable mais, on a besoin de souliers.

"Le fait de ne pas avoir nous oblige à être, dit maintenant Fredman Herazo, tandis qu'il nous dit au revoir. Faisant un clin d'œil malicieux, il nous demande une dernière bière. Et nous implore, s'il nous plait, de ne pas l'oublier quand nous serons partis, comme le font souvent tous ceux qui leur rendent visite. Herazo, comme le reste des habitants du palenque pense que l'honneur que l'Unesco leur a fait en les déclarant patrimoine culturel n'aura de la valeur que si dans la pratique cela les aide à résoudre leurs problèmes.

Il est vrai que voilà plus de trois siècles qu'ils survivent de la pointe de mapalé, mais il est maintenant temps de comprendre que le tambour, le sublime tambour ne peut pas faire tous les miracles pour eux.

Palenque de San Basilio est une communauté fondée par les esclaves qui ont trouvé refuge dans les palenques de la Côte Nord de la Colombie dès le 15ième siècle. Le terme palenque se definit comme un endroit peuplé par les esclaves africains ayant fui le régime esclavagiste durant la période coloniale. De là il est devenu le sysnonyme de liberté, puisque toute personne qui y parvenait était automatiquement libre.

http://www.revistaebano.com/pages/cronica.html

Voir aussi cette vidéo sur le Palenque de San Basilio

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

 

Par Alberto Salcedo Ramos

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25 mars 2007

Kambá Kuá et la fête du saint noir Balthazar

Odair Tabárez

Ce texte est une brève synthèse de la recherche du
musicien uruguayen“Kambá Kuá, la mémoire vive du candombe des rois” réalisé en janvier 2001.
À 15 km de la capitale paraguayenne Asunción un chemin de terre colorée nous conduit à la localité de Loma del Campamento, connue par les gens du coin sous le nom de Kambá Kuá (refuge de noirs), ou l’ombre des manguiers est le seul remède à la constante chaleur des midis de Janvier, période durant laquelle cette communauté se pare de fête pour célébrer San Baltazar.


Comment sont ils arrivés là ?

En 1821 quatre cent soldats artiguistes, des noirs en majorité, demandent l’asile sur le territoire paraguayen et s’installent dans les villes de San Lorenzo, Laurelty et Loma del Campamento; cette dernière accueillant le plus grand nombre d’entre eux auxquels vont se joindre les esclaves fugitifs du Brésil venus de Encarnación. Les terres leur sont attribuées à condition qu’ils ne se mélangent pas aux blancs et qu’ils ne sortent pas du territoire après 18 heures, au risque de se faire fouetter à mort. La descendance de ces réfugiés représente aujourd’hui la communauté Kambá Kuá qui jusqu’à 1920 possédait 100 hectares de terre fertile, dédiés à l’agriculture pour leur propre consommation. De ces terres, le gouvernement ne leur a laissés que 2 hectares et demie, les confinant dans leurs propres territoires à l’aide de fils de fers barbelés et des murs de pierre. En pleine transition vers un monde totalement inconnu, les Kambá luttent pour conserver leur identité.

La fête su saint


San Baltazar, le saint roi nègre, porte ses traditionnelles couleurs rouge et jaune. Pour les Kambá le rouge représente le sang versé dans les luttes pour la liberté, et le jaune la présence illuminante du soleil auquel ils dédient également leurs danses. La célébration commence le 6 Janvier par une sérénade qui s’étend de l’aube au lever du jour. La danse et les tambours sont l’expression fondamentale de vénération au saint. Ainsi, la “guarimba galopa” ouvre les festivités, suivi de l’hommage aux aînés avec la “danza del viejito”(la danse du petit vieux). Les danses suivantes ont pour but de vénérer “Saint Baltazar” et “Kuarahy” (le soleil), puis vient la danse du “Santo Zapatú” en relation avec la couleur des souliers que porte le saint ; noire comme la peau du saint, noir comme les corps qui la dansent. Le “Pitiki pitiki”, sans doute la plus emblématique et la plus frénétique de toutes les danses du coin, met fin à la fête en réunissant toute la communauté.

A partir du 7 janvier débute la Neuvaine, et la réunion de la communauté dans la chapelle durant les 9 jours suivants pour élever les prières et le chant traditionnel à San Baltazar. La fin de chaque prière est suivie de l’exécution de tambours, les portes de la chapelle ouvertes sur l’extérieur de la chapelle, comme préambule à l’apparition attendue des Kambá Rá Anga, qui masqués de toiles peintes, font une irruption intempestive dans la foule en imitant le ballet, une personne ou un fait connu de tous, achetant ainsi les faveurs du Saint. La Misa Guazú (o Misa Grande – Grand Messe) est celle qui culmine la célébration après la Neuvaine. Pendant cette journée on voit arriver les Promeseros y Promeseras, déchaussés, les têtes couvertes de toiles rouges et jaunes, certains sont à genoux, reçus chaleureusement par ceux qui sont rassemblés depuis très tôt à l’extérieur de la chapelle. Plus tard, à l’intérieur, ils battent les tambours à côté de l’autel, pour que la Misa Grande se déroule et qu’on se remette à chanter ses sons qui avec la danse des personnes présentes sortira pour parcourir les rues du village dans une procession. Les enfants Promeseros et le curé qui alterne sa prière avec le rythme des tambours sont en tête. Puis, civières sur les épaules, l’image de San Baltazar. Entourée d’accompagnateurs et d’adeptes, enveloppée dans les drapeaux du Paraguay, de l’Uruguay, l’étendard et le drapeau entièrement rouge de San Baltazar, elle se perd dans les ruelles poussiéreuses du village.

Tambour
On utilise des membranophones au corps tubulaire cylindrique avec deux peaux de tambours indépendantes en cuir, dont l’une est non percussive. Les tambours actuels sont fait de métal et de bois pour une plus grande durabilité. Utilisant de morceaux de bois pour les caisses (petit tambour, aigu) et une masse et la main (juste pour atténuer le son) pour le tambour (plus grand tambour, grave). Le nombre de caisse (de résonance) par rapport au nombre de tambours est de 6 à 1. S’il est vrai qu’on ne tape pas le tambour individuellement, la formation n’a pas un nom spécifique comme c’est le cas de la ‘cuerda de tambores’. Tous les tambours gardent une conception rythmique constante pour chaque rythme. Aucun d’eux n’improvise, même si certains rythmes admettent quelques variations. Par conséquent, il n y a pas la dynamique d’appel et de contestation du candomblé uruguayen. L’accordage est plus bas que celui des tambourins uruguayens, les boites ayant un accordage similaires les uns et les autres. D’autres instruments associés à aucune des expressions (ballet et rythme) ne sont pas joués (harmoniques ou de percussion).

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

http://www.revistaquilombo.com.ar/revistas/numerosiete/q7.htm

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LE SOULÈVEMENT DE L’AFROÉQUATORIEN AMBROSIO MONDONGO

Publié le 21  septembre 2006

En Équateur comme dans certains pays d’Amérique Latine, l’exploitation des noirs a été cruelle et perverse. Ils ont dû supporter les châtiments les plus cruels et ont été soumis aux conditions de vie les plus inhumaines. Les colons interdirent leur langue et leurs manifestations religieuses, artistiques et culturelles; mais l’esprit  libertaire des femmes et des hommes noirs n’a jamais permis la soumission et l’acceptation des conditions d’esclavage. Ils résistèrent régulièrement par le biais de la fuite, la révolte et l’insurrection armée, allant même jusqu’au suicide. Les soulèvements furent fréquents surtout durant la période coloniale. L’histoire a retenu de nombreux soulèvements pour la liberté et contre l’exploitation et la cupidité des espagnols , avide de l’or et des  émeraudes, pour se libérer du travail esclave dans les plantations de cane à sucre, de manioc, cacao, de vigne et de tabac qui enrichissaient les curés, chapetones (nouveaux européens établis en Amérique) et les créoles.

Le premier soulèvement fut mené par le noir Antón auquel suivra après sa mort celui de Alonso Ilescas, un noir emmené à l’âge de 8 ans du Cap Vert, Afrique et élevé à Séville, Espagne par Alonso Illescas qui lui a donné son nom. Celui-ci fera preuve d’une résistance tenace aux espagnols, unis aux indiens. Plus de 50 expéditions armées furent menées depuis Quito, prétendant, sans succès, soumettre ce qu’on appelait la "República de los zambos"(La République des Noirs).

Un des soulèvements de noirs le plus important de la Colonie eut lieu en 1789 dans les haciendas (exploitation agricole) San José y Puchinbuela, situées dans la Vallée del Chota. Le soulèvement dirigé par Ambrosio Mondongo allait s’étendre à la Concepción, Cuajara, San Buenaventura et San Antonio. Malgré le nombre des rebelles, qui dépassa les 2000 au Chota, les résultats ne furent pas ceux escomptés. On note cependant la participation de la femme noire en tant qu’espionne, comme gardienne des armes,  divulgatrice de commentaires sur l’inhumanité des pratiques esclavagistes et le désir permanent que soit décrété la liberté de tous les esclaves du monde. De nombreuses esclaves allaient souffrir le poids de ce même esclavage et la dureté de la répression des esclavagistes espagnols.

Le mouvement noir a joué un rôle important dans la lutte pou la liberté, pour trouver des éléments de justice et de revendication qui les mettrait au niveau de ce dont a besoin n’importe quel être humain. Un des plus grands représentants fut Jaime Hurtado González, qui du parlement équatorien a élevé sa voix en faveur des exploités et des opprimés, contre la ségrégation et le racisme auquel avait été soumis le noir.

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga

http://www.edufuturo.com/educacion.php?c=427

http://www.pcmle.org/EM/article.php3?id_article=586

Jaime Hurtado González,

assassiné en 1999

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24 mars 2007

Benedita da Silva --- Mini Biographie

La vie de  Benedita da Silva est un exemple de foi et de détermination fondées sur l’auto-estime de celle qui connait l’importance (l’extension) de sa propre valeur et de celle de sa race.

Des qualités qui, en plus d’une capacité innée à faire de la politique qu’elle a perfectionnée par des années d’expérience, sont les grandes armes avec lesquelles Benedita a dessiné une trajectoire politique rare. Elle avait pourtant tout pour connaitre un autre destin. Qui aurait pu, en fin de compte, oser parier sur la réussite future de cette fille noire née le 11 mars 1942 dans la  favela de Praia do Pinto à Rio de Janeiro – Brésil ?

À l’âge de 40 ans, elle fait une formation en Études Sociales et en Services Sociaux. En 1982, elle devient la première femme noire à siéger au sein du Conseil Municipal de la ville de Rio de janeiro. Et elle ne s’arrêta pas là.

Elle fut élue Députée Fédérale à deux reprises. Au cours de son premier mandat, dans le cadre de la réforme de la Constituion du Brésil, Benedita da Silva a obtenu le droit pour les prisonnières de rester avec leurs enfants pendant la durée de l’allaitement.

En tant que Députée Fédérale, elle a été l’auteure de 84 projets de lois de grande importance pour la population. Son action a permis d’ écrire l’histoire récente du pays.

En 1994, Benedita da Silva est élue par un nombre de votes significatif (2.248.861 votes). Elle est la première femme noire à entrer au Sénat Fédéral, le plus haut niveau du Pouvoir Législatif brésilien.  Quelques années plus tard,  Benedita quittera le Sénat pour briguer le poste de Gouverneur de l’État de Rio de janeiro, dans le cadre d’une alliance politique inédite réunissant tous les partis progressistes du pays.

Élue Vice-Gouverneur de l’État de Rio de Janeiro, elle mena tous les projets sociaux du gouvernement. En 2002, suite à la démission du gouverneur d’alors,  Benedita da Silva prend la tête de l’ Exécutif, devenant ainsi la première femme noire gouverneur d’un État (au Brésil).

En 2003,  nommée par le Président Luís Inácio Lula da Silva, elle occupe le portefeuille du Ministère de l’Assistance Sociale.

- Actuellement, elle travaille à  la création de la Fondation BENEDITA DA SILVA qui a pour objectif de promouvoir l’inclusion sociale des familles en partenariat avec les institutions publiques et privées.

- Invitée par le Gouverneur élu  Sérgio Cabral à occuper le portefeuille de l’Action(*) Sociale et des Droits Humains, Benedita da Silva a accepté le challenge et se prépare à faire la preuve que sa sensibilité sociale, son expérience politique et administrative peuvent contribuer au succès des programmes sociaux .

(*) Si son blog utilise l’expression Action Sociale , le site du gouvernement de Rio de Janeiro utilise le libellé Assistance Sociale (Sécrétaire d’État à l’Assistance Sociale et aux Droits Humains – SEASDH)

Traduite du Portugais par Guy Everard Mbarga

http://beneblog.wordpress.com/biografia/

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17 mars 2007

Les afro-guatémaltèques Garifuna : Données socio-économiques

L’information qui suit a été recueillie dans le Forum sur la Réduction de la pauvreté pour les communautés minoritaires en Amérique Latine: Communautés Africaines en Amérique Latine  - Histoire, Population, Contributions, & Comportements Sociaux, Conditions Sociales et Économiques. Cette information a été traitée par les membres et les organisations appartenant à AFROAMERICA XXI.


MIGRATION

La discrimination dont est victime le peuple Garífuna du Guatemala et les rares opportunités de développement qu’ils rencontrent dans leur environnement et dans les zones urbaines du pays font que la population jeune et en âge adulte de ce peuple afrodescendant émigre vers l’extérieur à la recherche d’une vie meilleure.

La migration, avec toutes les conséquences néfastes pour l’identité et l’enracinement culturel du peuple Garifuna, est devenue une solution économique très attrayante autant pour ceux qui partent que pour ceux qui restent puisque ces derniers reçoivent le soutien financier de leurs parents qui travaillent à l’extérieur.



ÉDUCATION

Les rares programmes existants en faveur du peuple Garifuna ne profitent pas à sa population, comme c’est le cas de l’éducation bilingue et interculturelle.


C’est à l’état du Guatemala que revient la responsabilité de doter l’élève etle corps enseignant  en matériel didactique imprimé en langue Garifuna, ce qui n’est pas le cas.


Pour cette raison et d’autres, les élèves Garifunas désertent les écoles en grand nombre et redoublent souvent les classes.

SANTÉ

En relation à la santé, la population Garifuna guatémaltèque a souffert et continue de passer par une situation précaire. La discrimination est évidente lorsqu’on voit le peu d’attention en terme de santé que reçoivent les communautés de Livingston et Pto Barrios, villes ou les indices de VIH/SIDA sont les plus élevés et dont les habitants sont en majorité afrodescendants.


Les communautés dénoncent les cas de négligence suivants:


1. Dans la municipalité de Livingston, il y a un seul centre de Santé, sans médicaments, ni équipements nécessaires pour le traitement des malades, très souvent ceux-ci doivent se rendre à Puerto Barrios Izabal pour recevoir des soins dans l’Hôpital National. Le danger dans cette situation vient du fait que le centre de santé de Livingston se trouve dans des conditions précaires. Il est classé de type “A” alors qu’il n y a aucune chambre en bon état. Il n’y a pas service de garde pour les médecins et un seul docteur s’occupe de toute la population.


2. Il n y a pas d’ambulances terrestres ni maritimes qui transfèrent les malades, les chauffeurs de taxi ne travaillent pas la nuit et si la personne n’a pas de moyens, elle ne peut se déplacer pour se faire soigner et est obligée de souffrir chez elle.


3. À Livingston de nombreuses personnes meurent par manque de soins médicaux.
4. Il n’existe pas de système de Santé, ni de programme destiné à la population Garifuna au Guatemala.


SITUATION ÉCONOMIQUE

Un des principaux problèmes que doit affronter le peuple Garifuna est le manque d’emploi et l’oubli de l’État envers ce groupe ethnique en ce qui a trait à l’établissement des sources d’emplois. L’analyse suivante en découle.


La Distribution de l’emploi parmi les garifunas n’est pas équitable puisque dans de nombreux cas, le phénomène de la discrimination est toujours présent.

Le garifuna ne bénéficie pas de crédits pour créer et/ou renforcer les rares initiatives d’entreprises existantes dans leurs communautés. Pour autant, la situation économique de la Population Garifuna est incertaine et le restera tant que des programmes en adéquation à leur réalité ne seront pas planifiés et exécutés.



La réalité à laquelle est confrontée le Garifuna en ce qui a trait à la possession de la terre est la même que l’on trouve dans toutes les Amériques puisque leurs terres sont passées des mains de la communauté à celles des grandes entreprises sans le processus juridique qu’il aurait dû suivre pour l’adjudication de ses terres, sans l’autorisation de ceux qui les peuplaient et avec l’aval des gouvernants en place.

De plus l’invasion des colons a porté préjudice à la possession des terres puisque les Garifunas, de peur, se voient obligés de se déplacer et de se mobiliser dans d’autres communautés Garifunas.


La population Garifuna fait remarquer que cette population a été exclue par l’État des programmes d’acquisitions des terres.

DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES

Localisation Principale: Municipalité de Livingston, P.to Barrios et Sto Tomas.
Population totale du Guatemala: 13.314.00 millions
Population Approximative Garifuna: 5.040

Appartenance Ethnique Total Urbaine Rurale Garifuna 5.040 4.381 659
Population en zone urbaine et rurale, selon le recensement de la population de 2002, réalisé par l’Instituto Nacional de Estadísticas (Institut National des Statistiques).


Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga

http://www.afroamerica21.org/inicio2.php?subaction=showfull&id=1156346855&archive=&start_from=&ucat=29&do=guatemala

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Chronologie de l'histoire des Afroéquatoriens

Source: Centre Culturel Afro Équatorien

Octobre 1553 : Arrivée du groupe le plus important de noirs en Équateur, dans l’embarcation du marchand Alonso de Illescas.

Septembre : 1577.Le Prêtre Miguel Cabello de Balboa, essaie de soumettre pacifiquement les noirs et les mulâtres. Équateur .

Août 1582 : À Coangue-Valle del Chota (Équateur), il y a 6 espagnols et quelques noirs.

Février 1586 : Le Roi Felipe II, en la Real Cédula (Brevet du Roi), demande de l’information sur les noirs de Esmeraldas-Ecuador.

Juillet 1789 : Ambrosio Mondongo se rebelle et s’enfuit avec d’autres esclaves  provoquant de l’angoisse dans deux haciendas (exploitation agricole)  San José et Puchimbuela de Carlos Araujo.

Août 1789 : Rébellion des esclaves à Cuajara. Équateur 60 noirs s’enfuient de l’Hacienda La Concepción, propriété de  Juan Chiriboga. Équateur 

Août 1799 : Le Baron de Carondelet ramène  50 Jamaïcains esclaves pour l’ouverture de la route Malbucho. Esmeraldas- Équateur .

Août 1805 : Dans la Vallée du Catamayo-Loja, le rebelle Pedro Luis Mina se fait remarquer comme exemple de lutte pour la dignité humaine. Équateur.

Août 1806 : À Guayaquil, le dirigeant des menuisiers et des chantiers navals était un esclave. Équateur.

Avril 1813 : Don Manuel Calixto y Muñoz demande par  décret que l’on vende le noir Manuel Bonifacio avec sa famille, alléguant qu’ils sont des rebelles dans une hacienda. Ibarra- Équateur.

Avril 1816 : Francisco Carrillo et son épouse Polonia Méndez sont libérés. Équateur.

Août 1854 : Cri d’indépendance à  Esmeraldas 

Août 1865 : Participation des noirs d’Esmeralda à la Révolution Libérale dans les rangs des montoneras alfaristas(Groupe révolutionnaire à l’époque). Équateur.

Juillet 1983 : Fondation du Mouvement Afroéquatorien Concscience(MAEC)

Octobre 1960 : Le 1er Octobre est déclaré journée nationale des noirs. Équateur

Octobre 1993 : Fondation de l’Atelier Afro-équatorien “Azúcar”. Quito - Équateur 

Août 1996 : Fondation du  Groupe Afroéquatorien  Despierta Negro”(Réveille toi). Quito- Équateur.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

http://www.edufuturo.com/educacion.php?c=675

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Matilde Ribeiro évoque le quotas en faveur des afrobrésiliens dans les Universités

Par Zulmira Felício    

La discussion sur les quotas est une discrimination positive

La ministre  Matilde Ribeiro, du Secrétariat Spécial des Politiques de Promotion de l’Égalité Raciale a accordé un entrevue exclusive au magazine  Afirmativa Plural dans laquelle elle affirme que grâce au  ProUni – Programme Université pour tous,

Afrobras – Le Statut de l’Égalité Raciale  peut "traîner" encore longtemps avant d’être voté?

Matilde Ribeiro – Depuis son élaboration Le Statut de l’Égalité Raciale est la base de discussion du mouvement noir brésilien. Avec toutes les tentatives  d’appréciation et de votes en plénière, il a gagné en notoriété au point de s’étendre dans des secteurs autrefois étrangers à leur contenu, ce qui a fini par retarder son évaluation et à faire grandir la nécessité du débat pour ceux qui le méconnaissaient. Dans le cadre de notre attribution, nous nous efforçons la matière en données expressives sur la question noire, mais ce n’est pas à nous de décider de la façon de gérer, car c’est le rôle d’une autre instance du pouvoir.

Afrobras – Que souhaite dire la Ministre au sujet de l’audience publique conjointe (entre les commissions de l’Éducation, des Affaires Sociales et des Droits de l’Homme au Sénat Fédéral) pour la discussion sur ce sujet, réalisée le 3 août dernier?

Matilde Ribeiro – C’est un moment supplémentaire qui est une occasion de nous arrêter pour discuter des solutions à apporter face au racisme et à la discrimination raciale au Brésil, valendo-nos da réflexion historique et raisonnable eflexão histórica e sensata da origem de toute cette désagrégation sociale motivée par les intérêts économiques et politiques qui ont soumis les populations africaines à un système esclavagiste et cruel. Nous avons à présent, noirs et blancs, l’opportunité de créer des stratégies de transformation d’une réalité cruelle qui victimise les noirs brésiliens. Il est important d’être conscients que en résolvant cette disparité nous rendrons possible une croissance jamais vue au Brésil, dans laquelle le partage des opportunités touchera tout le monde indépendamment de la race, du genre et de l’origine sociale.

Afrobras – Que pensez vous des différentes actions mises en œuvre par les Universités ?

Matilde RibeiroL’immensité du  Brésil nous donne la preuve qu’il y a  des solutions innovatrices liées aux réalités régionales .Nous devons profiter de ce terrain fertile en contributions qui puissent s’ajouter à l'admission et la permanence d'étudiants noirs dans l'enseignement supérieur. Que ce soit par des cours pré -universitaires, des cours de renforcement  pour les universitaires, des bourses d'initiation scientifique, des projets d'interaction avec la communauté noire et quilombola, entre autres. En entrevoyant l’étudiant noir à l'université, nous devons envisager la différence sociale de sa présence, l'élargissement du foyer des recherches académiques dans une perspective ethnique et la valeur globale de retour à la communauté noire plus proche et au collectif, comme un tout. Quand un noir rentre à  l'université, il y a un effet pratique significatif de stimulation pour ses proches.

Traduit du Portugais par Guy Everad Mbarga

http://afrobras.org.br/index.php?option=com_content&task=view&id=198&Itemi%20d=48

63 000 jeunes afrodescendants sont dans l’enseignement supérieur, sur un total de  203 000 jeunes...

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Unipalmares, l'université pour afrobrésiliens s’agrandit

La seule université destinée aux noirs et afro descendants au Brésil compte un nouvel et vaste espace grâce au soutien de grandes entreprises engagées socialement.

Le recteur de l’Univesidade da Cidadania Zumbi dos Palmares (Université Citoyenne Zumbi do Palmares) qui compte 87% d’étudiants afrodescendants, José Vicente et les partenaires de l’institution tiendront une rencontre d’information le 23 mars à 9h30 dans le nouveau campus de l’Université, Rue Padre Luís Alves de Siqueira, 640 – Barra Funda – São Paulo (SP).


À cette occasion les partenaires de Unipalmares et leur modèle d’administration différenciée seront présentés ainsi que les chiffres illustrant la croissance de l’Université qui lors de son lancement en 2004 était fréquentée par 200 étudiants et offrait un seul programme : Administration des Entreprises.

Cette Université se prépare aujourd’hui à offrir quatre cours supplémentaires: Droit, Communication, Technologie des Transports et Analyse des Systèmes d’Information.

Le nouveau campus occupe une surface totale de 15 000 m2, (contre les 3 000 m2 antérieurs) et pourra offrir des modèles de classes dirigées en entreprenariat, avec des espaces pour les entreprises juniors disposant de commerces, salon d’esthétique afro ethnique , terrains de sport, gymnase etc.

Ce nouvel espace n’existe que grâce aux efforts des partenaires, des institutions et du rectorat qui croient au projet “Projet Unipalmares”. Plusieurs de ces partenaires seront présent pour réaffirmer leur engagement aux côtés de l’Université et leurs représentants répondront aux questions des journalistes. Parmi les principaux partenaires se trouvent Unip, Bradesco, Itaú, Coca-Cola, Nestlé et Santander Banespa entre autres.
L’inauguration officielle du Campus se tiendra après la rencontre en présence de plusieurs autorités, artistes et invités.

Profil de Unipalmares – Le projet Unipalmares a pour objectif et mission de changer l’image de l’éducation au Brésil. Tous les étudiants paient un montant inférieur au salaire minimum, ce qui est rendu possble par son format opérationnel – un pool de partenaires privés. L’université a un caractère communautaire et est par conséquent sans buts lucratifs.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga
Source : Site Fator Brasil

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Abdias do Nascimento célèbre leader Afrobrésilien fête ses 93 ans

Abdias do Nascimento

Par: la Rédaction - Source: Afropress - 15/3/2007

Rio – Abdias do Nascimento, écrivain, poète, dramaturge et plus grand leader noir brésilien encore en vie et qui jouit d’une bonne santé et d’une disposition sans cesse renouvelée célèbre ses 93 ans ce jeudi 14 mars, Abdias fut également le premier député noir au niveau fédéral à consacrer son mandat à la lutte contre le racisme et sénateur de la république pour le Rio de Janeiro, élu pour le compte du PDT de Leonel Brizola.


Né en 1914, année de la première grande Guerre à  Franca, S. Paulo, il est le second fils de  Dona Josina, pâtissière, et d’un père, musicien et  cordonnier et petit fils d’esclaves africains.

Abdias a très vite pris conscience du racisme lui qui a  de nombreuses fois vu sa mère combattre des  offenses racistes. Le leader afrobrésilien a ainsi l’habitude de raconter  que la première leçon qu’il a apprise de la défense du peuple afro-brésilien a eu lieu lorsque encore enfant, il a vu sa mère se porter à la défense  d’un  gamin noir et orphelin qu’une femme blanche était en train de battre dans la rue.


En 1944, il crée le Théâtre Expérimental du Noir (TEN-), qui en plus d’aborder l’esthétique et l’identité de la culture afrobrésilienne a assuré la formation des premiers acteurs noirs de théâtres au Brésil. C’est également avec le TEN qu’il organise la Convention Nationale du Noir en 1945/1946 qui propose à l’Assemblée Nationale Constituante de 1946, l’inclusion de politiques publiques destinées à la population noire ainsi que la discrimination raciale comme crime de lèse patrie.

Il en résulte une approbation par le Parlement brésilien de la Loi Afonso Arinos, qui ne définissait le racisme que comme une contravention, situation qui ne changea qu’avec la Constitution de 1988. Toujours sous l’égide du TEN, Abdias organisa le Premier Congrès du Noir Brésilien en 1950.

À la suite des persécutions perpétrées par le régime militaire, Abdias doit s’exiler aux États-unis en 1968 ou il est conférencier et professeur. De son exil, il participe à la création du PDT (Parti Démocratique Travailliste). De retour au Brésil, il est mène la création du Secrétariat du Mouvement Noir du PDT en 1981.

Député Fédéral  (1983/1987), et sénateur de la République (1991, 1996/1999), il fut par la suite nommé Secrétaire de la Défense et de la Promotion des populations Afro-Brésiliennes de l’État de Rio de Janeiro (1991/1994) par  Brizola. Plus tard, en 1999, il occupe en tant que titulaire- fondateur la chaire du Secrétariat des Droits Humains et de la Citoyenneté du Gouvernement de l’État du Rio de Janeiro. En 2004, son nom fait partie de ceux des candidats au Prix Nobel de  la Paix.

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Lors du Carnaval de cette année Abdias, marié à l’historienne  Elisa Larkin Nascimento a reçu un hommage de la part de l’École (de samba) Porto da Pedra, qui a évoqué la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud en présentant pour le clou de son défilé une parade en carrosse.
La Rédaction de Afropress rend hommage à celui qui symbolise le mieux la résistance du peuple noir à l’oppression, aux humiliations et au racisme.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga

Source Afropress.com

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