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Afrodescendants d'Amérique Latine et des Caraibes
26 novembre 2006

Zumbi do Palmares

De notre envoyé spécial à Muge (Portugal)

 

zumbi


La comtesse de Schonborn, 65, née Graziela de Cadaval, et connue parmi les chercheurs et ''chasseurs'' de documents comme la gardienne des archives de la  marquise de Cadaval, sa mère.

Ce sont près de 5.000 livres et ensemble de documents réunis au cours des six derniers siècles et conservés à Muge situé à 80 kilomètres de Lisbonne.

Des années plus tard, des dizaines de documents furent dérobés par
un ''chercheur déguisé en paralytique dans une chaise roulante ' '. Depuis lors, seuls les personnes invitées par la comtesse et sous la surveillance de cette dernière scrutent les manuscrits inventoriés par l’État.

 

 

 

 

(Aureliano Biancarelli)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parmi ses documents, se trouveraient deux précieuses lettres qui permettent d’imaginer Zumbi alors qu’il n’était qu’un petit garçon. Elles furent écrites par le père Antonio de Melo en 1696 et 1698, alors que la nouvelle de la mort de Zumbi. Les lettres, non retrouvées par la comtesse, furent copiées en 1978 à la demande de l’historien gaucho Décio Freitas.

Melo, qui était curé à Pernambuco, raconte que en 1655 il avait reçu un ''petit qui n’avait que quelques jours '' dont il devait prendre soin, enlevé à des noirs fugitifs.

Il fut baptisé du nom de Francisco et éduqué par le père. Le gamin ''démontra un génie jamais imaginé au sein de la race noire '', écrivait Melo. ''À ses dix ans, il connaissait déjà tout le latin de base nécessaire et son portugais évoluait très bien.''

En 1670, à 15 ans, Francisco disparut en laissant une note au père dans laquelle il annonçait qu’il s’enfuyait pour Palmares. Melo raconte que, des années après, le roi Zumbi allait lui rendre visite à trois reprises.

À l’époque des lettres en question, le président du Conseil Ultramarin était Nuno Pereira Álvares de Melo, qui fut le premier Duc de Cadaval, et pour cette raison, les documents allaient être conservés par la famille.

Au cours du temps, une partie des archives des Cadavais s’est perdu. À la fin du 17ième siècle, un incendie détruisait le palais de la famille. Par la suite, avec l’invasion napoléonienne, de nombreux documents furent envoyés au Brésil.

En 1964, les familles allaient se partager ce qui restait des archives. La moitié resta à la comtesse et le reste fut attribué au duc de Cadaval. Et ces dernières années, on observe des ventes aux enchères de (ce genre de)documents. 

 

 

 

 

 

 

Traduit du portugais par Guy Everard Mbarga

 

http://www1.folha.uol.com.br/fol/brasil500/zumbi_13.htm

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